[PUBLICATION] Les très riches heures des territoires

[PUBLICATION] Les très riches heures des territoires

Ce livre permet de décrypter finement l’année 2018 des territoires en France, une année marquée par de très riches heures…Quelle année ! En 2018, le citoyen-usager-contribuable-automobiliste a dû s’habituer, en maugréant, à rouler à 80 km/h sur les routes secondaires, à surveiller avec angoisse le montant (ou la disparition) de sa taxe d’habitation et à voir grimper le montant des taxes.Quant aux élus des collectivités territoriales, à un peu plus d’un an des élections locales, ils ont grogné de voir l’État les regarder de si haut. Même traité avec humour et (fausse) légèreté, à coups de citations d’Audiard, de titres de films, références littéraires et cyclistes à l’appui, le récit est saisissant : comme si l’année 2018 ne pouvait que déboucher sur le mouvement des « gilets jaunes » et le réveil de la «France périphérique».Plus de soixante chroniques ponctuant les saisons permettent de prendre toute la mesure des très riches heures des évolutions territoriales. Ce livre est préfacé par Gérard-François Dumont sur le thème « territoires et citoyenneté ». [ACHETER LE LIVRE*]

*existe en version Kindle
[CONFÉRENCE] “Retraites : peut-on réformer sans prendre en compte les fondamentaux ?”

[CONFÉRENCE] “Retraites : peut-on réformer sans prendre en compte les fondamentaux ?”

Rachida DATI, ancien Ministre – Député européen Maire du 7e arrondissement et le recteur Gérard-François DUMONT, Président de Population & Avenir ont le plaisir de vous convier à la conférence

” Retraites : peut-on réformer sans prendre en compte les fondamentaux ? ” Par Yves MONTENAY, Economiste démographe

POUR VENIR :
Quand ? :
Jeudi 7 février 2019 à 18h3o, Salle des Mariages
Où ? : Mairie du 7e Arrondissement – 116, rue de Grenelle – 75007 Paris

POUR S’INSCRIRE :
Téléphone :
01 53 58 75 60
Email : rachida.dati@paris.fr

[SÉMINAIRE CONFLITS & TERRITOIRES] “Les gilets jaunes, une profonde fracture territoriale ?”

[SÉMINAIRE CONFLITS & TERRITOIRES] “Les gilets jaunes, une profonde fracture territoriale ?”

Un séminaire animé par Gérard-François DUMONT, Géographe, Université Paris-Sorbonne, éditeur de la Revue Population & Avenir.

L’émergence des gilets jaunes à l’automne 2018 a surpris nombre de commentateurs, d’autant que la géographie de toutes leurs premières manifestations ignorait les lieux emblématiques habituels que sont, dans la capitale, Bastille ou la République.

En réalité, depuis plusieurs années, quelques chercheurs avaient alerté sur le déni des réalités territoriales : illusions spatiales répétées dans les études largement reprises de l’Insee, réglementations porteuses d’inégalités, références à des modèles territoriaux désuets, décisions s’appuyant systématiquement sur le big is beautiful, lois conduisant à étouffer le besoin de proximité, entêtement des gouvernements à imposer des logiques top-down, croyance que des mesures macro-économiques peuvent à elles seules satisfaire aux besoins du futur, sans tenir compte des réalités territoriales…

Tout cela allait inévitablement engendrer des réactions éruptives. Elles sont nées logiquement dès que les contradictions des injonctions politiques, issues d’une technostructure qui se présente comme le microcosme des seuls sachants, sont devenues manifestes. Pourtant, ici et maintenant, en faisant un bon diagnostic, il serait aisé d’aller vers le bien commun…

[A lire] sur le site d’Agro Paris Tech.

POUR VENIR :

Quand ? : MARDI 29 JANVIER de 13h30 à 15h30
Où ? : AGRO PARIS TECH, Salle Delage, 16 rue Claude Bernard, 75005 PARIS (Métro Censier Daubenton)

Vous pouvez nous confirmer votre présence par retour de mail

INSCRIPTION : torre@agroparistech.fr

 L’objectif du séminaire mensuel Conflits et Territoires est de permettre d’engager la discussion sur la question des conflits liés à l’espace, et tout particulièrement sur la place des conflits dans la construction et la gouvernance des territoires. Le séminaire a lieu tous les derniers mardi du mois. L’accès est gratuit. 

CONFÉRENCE : Quelles dynamiques des populations et perspectives stratégiques ?

CONFÉRENCE : Quelles dynamiques des populations et perspectives stratégiques ?

Quelles dynamiques des populations et perspectives stratégiques ?

« Si fondamentaux sont les problèmes de population qu’ils prennent de terribles revanches sur ceux qui les ignorent ». Cette phrase d’Alfred Sauvy est d’une pleine actualité. En effet, les dynamiques de population dessinent un monde de plus en plus fragmenté dont il importe de prendre la pleine mesure. Ainsi s’opposent des pays en forte croissance démographique et d’autres en dépeuplement, tandis que d’autres, dont la population augmente encore par effet de vitesse acquise, sont appelés à une future décroissance de leur nombre d’habitants. Sur le plan des migrations internationales, de fortes divergentes distinguent pays attractifs et pays répulsifs. Quant à l’âge des populations, la dynamique des pays jeunes est inverse de celle de ceux qui vieillissent fortement. En conséquence, le monde connaît une géographie inédite de ses populations, qui est tout le contraire d’une mondialisation qui serait uniforme. Obnubilés par les vaguelettes de l’actualité, beaucoup font mine d’ignorer ces forces profondes qui façonnent déjà le monde de demain.

Dans le superbe amphithéâtre de la Société de Géographie, 184 boulevard Saint Germain (Paris), vous prendrez une longueur d’avance avec le recteur Gérard-François Dumont.

Ces dynamiques de population exercent des effets considérables – et souvent méconnus – sur les perspectives stratégiques. Le conférencier répondra aux questions clés. Comment les disparités géodémographiques vont-elles influencer les paramètres stratégiques ? Pourquoi la géographie des migrations est-elle plus que jamais un paramètre stratégique fondamental ? Comment les fortes divergences dans la composition par âge des populations modifient-elles les rapports de force ? Saisir les réponses à ces questions est impératif pour comprendre le monde d’aujourd’hui et celui qui arrive.

A l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, le Rrecteur Gérard-François Dumont présentera des réponses claires, précises et solidement argumentées qui seront autant de point d’appui pour votre réflexion personnelle. La conférence sera suivie d’un moment de Questions / Réponses et d’une dédicace de son nouvel ouvrage de référence. : “Géographie des populations. Concepts, dynamiques, prospectives”, Editions Armand Colin.

POUR VENIR :

Quand ? : le jeudi 17 janvier à 18:00. Ouverture de l’accès à compter de 17:45. Début à 18:00 précise.
Où ? : Société de Géographie, 184 Boulevard Saint-Germain, 75006, Paris. Métro Saint-Germain des Près.
Places limitées : face à l’affluence des précédents événements nous sommes obligés de limiter l’entrée. Pour des contraintes de sécurité, l’inscription – gratuite – est nécessaire.

INSCRIPTION :

Je m’inscris à cette conférence, le jeudi 17 janvier 2019, à 18 h, Société de Géographie,
184 boulevard Saint-Germain, 75006, Paris.

 

 

France Culture : Pourquoi la France ne parvient-elle plus à faire baisser les chiffres de la mortalité infantile ?

France Culture : Pourquoi la France ne parvient-elle plus à faire baisser les chiffres de la mortalité infantile ?

GF.Dumont à France Culture

Gérard-François Dumont était l’intervenant invité de La Question du jour, une émission quotidienne de France Culture animée par Guillaume Erner

Pourquoi la France ne parvient-elle plus à faire baisser les chiffres de la mortalité infantile ?
27/06/2018, 7h16, 7 min

La mortalité infantile ne baisse plus en France. C’est ce qu’indique une étude de l’INSEE qui vient d’être publiée. Certes, le taux de mortalité infantile n’a jamais été aussi bas, s’élevant à 3,7/1000 ; mais d’autres pays parviennent à atteindre un taux bien plus faible, 1,9/1000 pour la Finlande.
Pourquoi le nombre de décès d’enfants n’ayant pas encore atteint l’âge d’ 1 an ne parvient-il pas ou plus à baisser, en France ?

Réécouter l’émission France Culture

Populations et Territoires : Enseigner le développement durable en géographie

Populations et Territoires : Enseigner le développement durable en géographie

POPULATIONS ET TERRITOIRES  Enseigner le développement durable en géographie

Géographie Cycle 4 – Programmes 2016

Un livre coordonné par Gérard-François Dumont, Eric Froment et David Vodisek

Éditeur : Réseau Canopé
Collection : Agir
Descriptif technique : 1 ouvrage de 140 pages et des annexes téléchargeables
ISBN : 978-2-240-04243-9

Présentation du livre

Comment construire un cycle d’enseignement autour des questions de peuplement et d’organisation spatiale pour permettre de traiter le développement durable conformément aux programmes de géographie au collège (cycle 4) ?

Les enseignants d’histoire-géographie-EMC du collège sont invités à emmener leurs élèves dans un véritable « parcours du monde ». Ils pourront ainsi appréhender sa complexité et aborder la nécessité de mettre en œuvre une démarche scientifique pour le comprendre.

  • Une première partie est consacrée à l’opportunité que représentent le travail par compétences et les parcours éducatifs pour enseigner le développement durable en cours de géographie.
  • Puis viennent 10 séquences pédagogiques clés en main et testées en classe, proposant aux enseignants :
  1. des mises au point scientifiques qui viennent éclairer les concepts clés ;
  2. des études de cas concrets répartis sur plusieurs continents ;
  3. des mises en perspective permettant d’élargir la réflexion de la situation locale vers des problématiques globales ;
  4. des élargissements interdisciplinaires et relatifs aux parcours éducatifs des élèves.

Retrouvez des annexes téléchargeables, en contenus associés ci-dessous, afin de mener à bien les séquences proposées grâce à des :

  • questionnaires et fiches d’activités pour analyser les cas concrets ;
  • dossiers documentaires différenciés favorisant le travail en petits groupes ;
  • schémas, cartes, jeux de rôles et autres documents déclencheurs originaux.

 

Contenus associés


Annexes – Télécharger (12.50 MB)
Source : reseau-canope.fr

Auteurs

Gérard-François Dumont, professeur de géographie à la Sorbonne, président de la revue Population & Avenir et ancien recteur, a coordonné cet ouvrage avec Éric Froment, professeur d’histoire-géographie-EMC en collège, et David Vodisek, IA-IPR d’histoire-géographie.

Cet ouvrage existe en numérique

Remerciements

La revue Population & Avenir propose dans chacun de ses numéros des séquences pédagogiques, conformes aux programmes, très appréciés par les enseignants en histoire-géographie des lycées et collèges.

Afin d’offrir d’autres publications pédagogiques complémentaires, Population & Avenir et Réseau Canopé se sont associés et proposent différentes séquences pour le collège et le lycée disponibles sur le site du Réseau Canopé.

Dans le fil de ces offres, ce livre a été élaboré afin de permettre aux enseignants d’avoir des supports pédagogiques portant plus particulièrement sur l’éducation au développement durable au collège.

Nous tenons d’abord à vivement remercier Éric Froment et David Vodisek qui ont accepté de mettre à profit leurs grandes compétences pour nous assister dans la direction de ce livre. Nous remercions aussi très chaleureusement les enseignants qui ont fait preuve d’un grand talent pédagogique dans l’élaboration des séquences.

En outre, nous tenons à remercier les enseignants qui collaborent à la revue Population & Avenir et qui nous ont éclairés de leurs précieux conseils. Enfin, nous ne saurions oublier l’équipe de Canopé qui a bien voulu nous accompagner dans ce travail et assumer une belle mise en pages que les enseignants sauront apprécier

Gérard-François Dumont – Population & Avenir

Les guerres, conséquences des dynamiques de population ?

Les guerres, conséquences des dynamiques de population ?

Gérard-François Dumont, Professeur à l’Université Paris-IV Sorbonne où il enseigne à l’institut de Géographie et d’aménagement et président de Population & Avenir est intervenu le 22 octobre 2016 dans le cadre des journées nationales de l’Histoire et de la Géographie, organisées par l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie (APGH).

Retour sur cette conférence intitulée : “Les guerres, conséquences des dynamiques de population ?” que l’APGP vient de publier sur sa chaîne YouTube.

Tous droits réservés APHG/Lycée J. de La Fontaine, Château Thierry/Société des Agrégés.

Trump : une nouvelle politique d’immigration aux États-Unis ?

Éditorial par Gérard-François Dumont
paru dans la revue Population & Avenir n° 737

Avec le président Trump, la politique d’immigration des États-Unis serait, selon nombre de commentateurs, totalement nouvelle. L’administration américaine, celle d’un pays dont le peuplement s’est très largement constitué par apports migratoires, serait devenue hostile à l’immigration. Qu’en est-il en réalité ?

Ponctuée par de multiples tweets, dont certains viennent démentir des propos de ses proches collaborateurs, la politique du président Trump semble peu lisible. Pourtant, au moins dans un domaine, celui de la question migratoire, la continuité et la persévérance de Trump à appliquer son programme sont remarquables et même étonnantes. En effet, dans les démocraties, il arrive assez souvent que les électeurs constatent qu’un président élu s’éloigne de ses promesses électorales. Or, le président Trump semble bien déterminé à appliquer ce qu’il avait annoncé.

Une politique précisément annoncée

En effet, le 31 août 2016, dans un discours à Phoenix, en Arizona, plusieurs mois avant l’élection, Donald Trump a présenté dix propositions pour la politique d’immigration des États-Unis. Leurs objectifs annoncés étaient de réduire l’immigration, notamment en appliquant de façon plus stricte des lois existantes concernant l’immigration illégale. Ce discours a été le plus détaillé de sa campagne. La question de l’immigration fut ensuite un des points-clé de ses déclarations pendant la campagne [1] et un des éléments explicatifs de sa victoire électorale contre Hillary Clinton.

Dès son investiture en janvier 2017, le président Trump s’est appliqué à mettre en œuvre ses propositions. Certes, l’annonce tonitruante de la construction d’un « mur » le long de la frontière américano-mexicaine qui, en réalité, ne serait que le prolongement des barrières [2] déjà existantes [3) n’est pas à ce jour réalisée. Mais cela ne doit masquer le fait que Trump a concrétisé différentes annonces :

  • l’application plus stricte des lois sur l’immigration permettant la rétention d’immigrants illégaux ;
  • l’annulation de plusieurs mesures qui empêchaient l’expulsion d’immigrants illégaux [4]
  • l’élimination des protections temporaires pour les non-citoyens mises en place par les administrations antérieures ;
  • une forte réduction des admissions de réfugiés [5]

Et ce qui précède a minoré le traitement de certaines demandes d’immigration familiale.

En dépit de pouvoirs contenus par le Congrès, par les tribunaux et par l’autonomie des municipalités, dont certaines qui se refusent à appliquer les décrets présidentiels, l’immigration, légale et illégale, a nettement diminué aux États-Unis depuis l’élection de Trump.

Le retour de modalités anciennes

Doit-on considérer que les principes mis en œuvre pour y parvenir, comme le recours à des quotas tendant vers zéro vis-à-vis de certains pays ou le déploiement de policiers, sont sans précédent dans l’histoire migratoire des États-Unis ? En réalité, ce pays a toujours eu des politiques dont l’objectif consistait, selon le point de vue où l’on se place, à maîtriser l’immigration ou à la contenir. Pour ne prendre que quelques exemples, rappelons certaines décisions. En 1798, c’est l’Alien and Sedition Act, comprenant des mesures pour freiner la procédure de naturalisation jugée trop rapide. De 1882 à 1943, c’est le Chinese Exclusion Act qui interdit toute entrée aux ressortissants Chinois. Autre exemple, au centre Fédéral d’immigration de Fort Clinton, à l’extrémité sud de Manhattan, puis à Ellis Island à compter de 1892, des critères étaient définis pour mettre en quarantaine certaines personnes ou même leur refuser l’entrée. Les compagnies maritimes qui avaient transporté les migrants étaient tenues de les rapatrier à leurs frais [6]. Environ 2 % des arrivants virent ainsi leur admission aux États-Unis rejetée en raison de leur mauvaise santé ou de leur passé criminel.

Et la politique migratoire des États-Unis a souvent reposé sur une logique de quotas arrêtés par le Congrès, même si les quotas géographiques ont disparu de 1978 à 2016 pour partiellement renaître en 2017. Pour le futur, ce sont les électeurs qui, par leurs choix aux élections parlementaires et présidentielles, décideront de cette politique.

Notes

[1] Dans un contexte de vote différencié selon les catégories de la population ; cf. Dumont, Gérard-François, Démographie politique. Les lois de la géopolitique des populations, Paris, Ellipses, 2007.
[2] Goussot, Michel, « Le projet de Donald Trump d’ériger un « mur » entre le Mexique et les États-Unis » Raison présente, juillet 2017.
[3] Il existe en effet un premier mur érigé en 1994 entre les villes frontalières de San Diego (États-Unis) et Tijuana (Mexique) et des barrières construites de manière discontinue depuis 2006.
[4] Toutefois, cette question fait l’objet de négociations avec le Congrès.
[5]  En reconnaissance de la crise mondiale des réfugiés, l’administration Obama a fait passer le nombre de réfugiés de 70 000 à 85 000 au cours de l’exercice 2016 et à 110 000 au cours de l’exercice 2017. L’administration Trump a immédiatement réduit le plafond de l’exercice 2017 à 50 000. Au final, 53 716 réfugiés ont été admis au cours de l’exercice 2017.
[6]  D’où la décision de celles qui partaient de Cherbourg d’effectuer elles-mêmes des contrôles au départ ; cf. « Cherbourg, d’une migration l’autre », Le Monde, 5 avril 2016.

 

Pour citer cet article :
To cite this version :

Dumont, Gérard-François, « Trump : une nouvelle politique d’immigration aux États-Unis ? », Population & Avenir, n° 737,  mars-avril 2018.